ClimSAT: l'exécutif s'engage

Publié le par Groupe des élus UDB

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Communiqué de presse

 

ClimSAT : l’exécutif régional s’engage

à se mobiliser pour relancer l’outil

 

A l’occasion de la session plénière du Conseil régional les 23 et 24 juin les groupes UDB, EE-LV et PS ont interrogé l’exécutif régional sur le devenir du centre ClimSAT dont la Région Bretagne assume la présidence et qui a engagé plusieurs procédures de licenciement à l'endroit de son personnel.

 

Par la voix de Dominique Ramard, conseiller régional délégué à l’énergie mais aussi président de l’association ClimSAT, l’exécutif régional a souligné le « bilan conséquent » (sic) du centre, qui s’exprime notamment à travers les études régionales de vulnérabilité climatique et d’aide à la décision publique réalisées dans plusieurs pays en développement ou émergents (Uruguay, Nicaragua, Maroc, Indonésie…) et les accords de partenariat signés avec le Québec, le canton de Genève et l’AFD (Agence française du développement). Dominique Ramard a aussi convenu que l’incapacité du PNUD à tenir tous les engagements pris en 2008 résultait à la fois de la crise financière internationale, qui a conduit les principaux Etats financeurs du PNUD à revoir leur contribution à la baisse, et de l’échec politique du Sommet de Copenhague en décembre 2009. Surtout, Dominique Ramard s’est engagé à ce que la Région Bretagne se mobilise pour répondre rapidement à l’offre de partenariat du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui peut s’appuyer sur une convention politique et financière signée avec l’Etat français, le 24 février dernier, à Nairobi.

  

Dont acte. Ces propos sont encourageants mais ils doivent trouver une traduction concrète dans l'action des élus régionaux en charge du dossier depuis avril 2010.

 

En tant que principal négociateur politique de la création de ClimSAT et de son implantation dans notre région, en 2008, je tiens à souligner l’importance de cet outil pour le pays de Brest et toute la Bretagne. Les enjeux sont de trois ordres :

 

- une internationalisation solidaire et durable au service des peuples, à l’opposé des logiques prédatrices de la globalisation financière,

- un appui méthodologique et technique aux plans climat-énergie de nos territoires, que les deux lois du Grenelle de l’environnement ont rendu obligatoires dans les collectivités de plus de 50.000 habitants,

- l’invention en Bretagne de nouveaux produits et de nouveaux services à forte valeur ajoutée à la faveur du croisement de plusieurs secteurs d’activité tous concernés par le dérèglement climatique : agriculture, pêche et cultures marines, océanographie, énergie, écohabitat, sciences humaines, TIC.

 

ClimSAT n’est donc pas un gadget à la mode mais le catalyseur possible d’une conversion écologique et sociale de l’économie bretonne. Cela vaut bien d’y consacrer quelques centaines de milliers d’euros de fonds publics par an à l’échelle de la Bretagne. Cela vaut surtout la peine d’y consacrer l’énergie et le temps nécessaires pour agréger les partenaires publics et privés dans un GIP (Groupement d’intérêt public) qui fera d’un outil totalement innovant et fragile un véritable « cluster du développement durable » en Bretagne. C’est d’abord une question de volonté politique et d’ambition collective.

 

Je souhaite vivement que les compétences professionnelles réunies depuis 2008 autour de ClimSAT ne soient pas définitivement perdues pour la Bretagne. Car, à n’en pas douter, elles trouveront à s’exprimer ailleurs.

 

 

Christian GUYONVARC’H

Conseiller régional / kuzulier-rannvro

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