Premiers contacts entre le Kurdistan d’Irak et la Région Bretagne

Publié le par Groupe des élus UDB

KG-kurdes-au-CRB.jpgDe gauche à droite: Christian Guyonvarc'h, M. Akil Marceau, Alain Yvergniaux,

Mme Khaman Zrar Asaad, Pierre Karleskind.

 

Christian Guyonvarc’h, conseiller régional UDB et ancien vice-président aux affaires européennes et internationales, a été sollicité par la représentation diplomatique du Kurdistan d’Irak en France, récemment installée, pour une prise de contact avec la Région Bretagne.

Depuis l’avènement d’une constitution fédérale en Irak en 2005, le Kurdistan d’Irak, qui dispose d’institutions autonomes (parlement, gouvernement et présidence), est autorisé à signer des accords internationaux non seulement avec d’autres régions du monde mais aussi avec des Etats dans un certain nombre de domaines : développement économique et social, éducation et culture. Un accord a été signé avec la France en juin 2010. A noter que le Kurdistan d’Irak fait figure de référence au Moyen Orient en matière d’avancées démocratiques : le Parlement kurde doit comporter au moins 30% de femmes et une représentation des minorités ethniques ou religieuses.
 
Christian Guyonvarc’h a donc servi d’intermédiaire pour la tenue d’une première rencontre officielle avec la Région Bretagne qui s’est faite à Rennes le mercredi 25 mai. L’exécutif régional était représenté par Pierre Karleskind,  président de la commission des finances et conseiller régional délégué aux affaires européennes, et Alain Yvergniaux, conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian pour les affaires internationales. Ils étaient accompagnés de Marc Gillaux, directeur de Bretagne International, la structure dédiée à l’internationalisation économique de la Bretagne. Les autorités kurdes étaient représentées par Mme Khaman Zrar Asaad, la Haute Représentante du Kurdistan d’Irak en France, et M. Akil Marceau, le directeur de la représentation.
 
Le Kurdistan d’Irak est un territoire vaste comme les Pays Bas, avec une population de 4 millions d’habitants, comparable donc à celle de la Bretagne. Grâce à la richesse de son sous-sol en hydrocarbures et à la nouvelle structure fédérale de l’Irak, les institutions kurdes disposent de 17% des ressources financières du pays, soit un budget régional d’environ 12 milliards d’euros, 12 fois le budget de la Région Bretagne. Grâce à ces ressources importantes les autorités kurdes ont déjà pu reconstruire 70% des 4.500 villages qui avaient été rasés sous le régime de Saddam Hussein. Les investisseurs étrangers sont fortement sollicités, notamment par le biais d’une « loi sur l’investissement » votée en 2006. Mais la France est peu présente économiquement (France Télécom, Carrefour, Véolia…) et la Bretagne quasiment absente.
 
Le 25 mai des premières pistes de coopération ont été esquissées avec la Région Bretagne: appui aux filières agricoles (élevage laitier, production légumière) et à l’acquisition de matériel agricole, enseignement supérieur (accueil en Bretagne d’étudiants kurdes financés par le Kurdistan), échanges culturels. Une mission bretonne légère au Kurdistan, composée d’élus et de responsables économiques, fera l’objet de prochaines discussions.

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