L'étrange permis de recherches d'hydrocarbures au large du Finistère

Publié le par Groupe des élus UDB

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Rennes /Roazhon,
Le 12 juin 2012
 
Demande d’un permis de recherches d’hydrocarbures au large du Finistère : l’UDB réclame un débat public et souligne les menaces pour l’environnement marin.
 
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Nicole Bricq, a décidé de mettre en ligne sur le site du ministère la totalité des permis accordés et des demandes de permis de recherche d’hydrocarbures (pétrole, gaz) sur le territoire français, y compris les hydrocarbures dits non conventionnels comme le gaz de schiste :
 
L’UDB et ses élus au Conseil régional de Bretagne saluent cette démarche de transparence qui aura permis d’apprendre que la Bretagne est directement concernée par une demande d’un « permis exclusif de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux portant sur partie du département du Finistère ».
 
Plus précisément, la demande en question porte sur un périmètre marin d’environ 21.000 km² à proximité du littoral finistérien :
 
Cette demande émane d’une société de droit anglais, GTO Limited, domiciliée à Londres, et a été formalisée dans un courrier du 15 septembre 2009 adressé au Gouvernement français :
 
L’UDB et ses élus au Conseil régional de Bretagne réclament que l’effort de transparence du Gouvernement soit prolongé en rendant publics les documents annexes au courrier de la société GTO Limited, en particulier :
- le « mémoire justifiant les limites de ce périmètre, compte tenu notamment de la constitution géologique de la région »,
- la « notice d’impact indiquant l’impact du programme envisagé sur l’environnement »,
- le « programme de travaux envisagé ».
 
Eu égard aux recherches déjà conduites par le passé dans ce secteur géographique sur les hydrocarbures conventionnels, il est assez probable que la demande déposée par GTO Limited porte sur des gaz de schiste. A cet égard l’Union démocratique bretonne tient à rappeler sa totale opposition à l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, dont l’impact sur l’environnement est considérable. La présence du Parc marin d’Iroise et les enjeux économiques d’une dégradation des milieux marins pour la pêche côtière doivent être pris en compte par les décideurs.
 
GTO Limited ayant déposé sa demande de permis avant l’adoption de la loi du 13 juillet 2011 qui interdit le recours à la fracturation hydraulique, le Gouvernement doit également éclairer la population et les élus bretons sur les modifications que la société anglaise aurait pu apporter à sa demande initiale. 
 
Herri GOURMELEN, président du groupe UDB, autonomie et écologie 
Christian GUYONVARC’H, référent politique énergétique
Mona BRAS, , Naig LE GARS, conseillers régionaux

Publié dans Agriculture-pêche

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