Les élus UDB contre le sexisme

Publié le par Groupe des élus UDB

osez-le-feminisme.pngDepuis une affaire de mœurs qui défraie la chronique, il y a de quoi être abasourdi par le déferlement quotidien de propos misogynes tenus par des personnalités publiques.

 

Le sexisme est une  une cause primaire et universelle de discrimination tout comme le racisme.

 

La domination des femmes par les hommes plonge ses racines dans la nuit des temps et revêt un caractère quasi-universel. Elle a été longtemps occultée, notamment parce que les femmes ne vivent pas séparées des hommes, et parce qu'elles sont présentes dans toutes les autres catégories sociales, religieuses, de nationalité etc.... Les discriminations dont elles ont été victimes, ou peuvent l’être, n'ont été prises en considération que récemment par les États et par la communauté internationale. Elles ne l'ont été que sous la pression de la protestation des femmes, et progressivement. Une protestation ancienne elle aussi, mais dont les traductions en termes de droit et de mobilisation internationale n'ont guère plus d'un siècle.


Or, nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de propos sexistes et réactionnaires, tout comme nous assistons parallèlement à la banalisation du discours et des propos racistes, xénophobes, anti-sémites et homophobes . 


Or, le racisme et la xénophobie et toutes les formes de discriminations qui en dérivent peuvent frapper chaque sexe de façon différente :  les femmes, toutes les femmes, sont en raison de leur sexe biologique particulièrement et spécifiquement vulnérables au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l'intolérance qui y est associée.


Ces propos illustrent l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé. Autant de tolérance ne serait acceptée dans nul autre cas de discrimination. 


Ces propos prouvent à quel point la réalité des violences faites aux femmes est méconnue. De la part d'élites qui prétendent diriger notre société, c'est particulièrement inquiétant. 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays, de toutes catégories sociales, de tous âges. Par ailleurs, il faut souligner que si les femmes de tous âges représentent 95% des victimes de viols, les hommes de tous âges sont pour 5% les victimes d'agressions sexuelles dont les auteurs sont à 90% des hommes. 


Enfin, ces propos font apparaître une confusion intolérable entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes. Les actes violents, viol, tentative de viol, harcèlement sont la marque d'une volonté de domination des hommes sur le corps des femmes. Faire ce parallèle est dangereux et malhonnête : ils ouvrent la voix aux partisans d'un retour à l'ordre moral qui freine l'émancipation des femmes et des hommes.


Les personnalités publiques qui véhiculent des stéréotypes qu'on croyait d'un autre siècle insultent toutes les femmes ainsi que toutes celles et ceux qui tiennent à la dignité humaine et luttent au quotidien pour faire avancer l'égalité femmes - hommes dans tous les domaines. Après le droit de vote obtenu seulement en 1946, il reste à conquérir le droit à l'égalité des salaires: à diplôme et à travail égal, salaire égal! Mais aussi l'égalité de la répartition des tâches ménagères dans la famille, l'égalité de l'accès des femmes aux responsabilités politiques sérieusement remis en cause par la réforme des collectivités, l'égalité d'accès au travail et aux responsabilités économiques menacée par la crise économique dont les premières victimes sont les femmes, les jeunes et les immigrés ou descendants d'immigrés. 


L'UDB et ses élu-e-s invitent à signer l'appel "Osez le féminisme" :

http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent

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