Session plénière d'octobre 2011: Haïti

Publié le par Groupe des élus UDB

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Conseil régional de Bretagne / Kuzul-rannvro Breizh

 

session plénière des 20 et 21 octobre 2011

 

Protocole d'accord de coopération décentralisée

avec l'Association des Maires de la Grande Anse en Haïti

 

intervention de C. Guyonvarc'h

au nom du groupe UDB, autonomie et écologie

 

 

Monsieur le Président,

Chères / Chers collègues,

 

J'interviens au nom des groupes EELV et UDB.

 

Le bordereau qui nous est proposé a tout notre soutien, pour plusieurs raisons.

 

Nous savons tous que Haïti est un pays particulièrement éprouvé par les catastrophes naturelles, des catastrophes à répétition qui rendent très difficiles la stabilisation institutionnelle et politique du pays sur des bases démocratiques, condition sine qua non d'un développement économique et social, d'un développement humain. Dans ce contexte-là la coopération décentralisée avec des collectivités étrangères, à condition qu'elle soit durable, à condition qu'elle engage les institutions mais aussi qu'elle entraîne les sociétés civiles, peut jouer un rôle très positif.

 

Dès février 2010, quelques semaines après le terrible séisme du 12 janvier, quand notre assemblée avait décidé d'engager un crédit d'urgence de 100 000 € et un crédit d'aide à la reconstruction de 200 000 €, nous avions exprimé le souhait que la Région s'engage dans des actions de reconstruction et de développement en Haïti dans une dynamique bretonne partagée avec d'autres collectivités. C'est ce qui nous est proposé aujourd'hui et nous en sommes très satisfaits. Nous notons avec plaisir que Nantes et sa communauté d'agglomération sont intégrées à ce pacte breton de solidarité avec Haïti.

 

Autre sujet: notre partenaire en Haïti, l'Association des 12 communes de la Grande Anse. Ce choix est doublement pertinent: d'abord parce que ce territoire a été un des plus éprouvés par le séisme de 2010, ensuite parce que Haïti ne comporte pas de niveau régional.

 

Il nous est donc proposé aujourd'hui d'engager ce qui sera la 2ème coopération décentralisée de la Région Bretagne avec un pays en retard de développement socio-économique. A ce titre nous émettons le voeu que la Région recherche les dynamiques de coopération possibles entre la Bretagne, nos deux régions partenaires à Madagascar et l'Association des communes de Grande Anse. Nous pouvons favoriser les échanges d'expérience, de connaissances, de savoir-faire entre territoires du Sud comme nous l'avons déjà fait, en partenariat avec les Nations Unies, la FAO précisément, entre pêcheurs du Sénégal et de Madagascar.

 

Une autre réflexion sur la thématique d'intervention retenue pour la Région Bretagne, à savoir la formation agricole. Nous y sommes favorables et, là aussi, nous émettons le voeu que des dynamiques de coopération soient recherchées avec les régions d'Afrique de l'ouest que nous avons décidé d'accompagner sur la formation agricole dans le cadre du programme coton biologique et à la suite de l'édition 2009 des Assises de la solidarité internationale en Bretagne qui portaient sur la question alimentaire. Il faudra bien sûr que notre appui à la formation agricole en Haïti soit particulièrement adapté à la réalité et aux besoins de ce pays, dans une situation d'extrême dégradation des sols due à la déforestation et à l'érosion qui en a résulté. La relance des productions vivrières dans ce pays suppose donc un retour à la fertilité des sols, ce qui sera une affaire de longue haleine.

 

Pour finir, vous nous permettrez d'émettre un regret. A partir de 2004 la Région avait pris l'habitude de signer ses accords de coopération décentralisée en langue française et dans la langue ou les langues de la collectivité partenaire mais aussi en langue bretonne. Nous constatons que ce n'est plus le cas avec l'Association des communes de Grande Anse et nous le déplorons. Il n'est pas trop tard pour réparer cet oubli. Nous ne verrions d'ailleurs aucun inconvénient à ce que le document soit également signé en créole et nous pourrions le suggérer à notre partenaire haïtien à qui il appartient d'en décider.

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