Session plénière de mai 2011: dossier sport

Publié le par Groupe des élus UDB

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Le Tour de Bretagne cycliste adopte le périmètre des 5 départements bretons.

 

 

 

Conseil régional de Bretagne

Session de mai 2011

UDB – Autonomie et écologie

 

Intervention de Naig Le Gars

 

 

Monsieur le président, mes chers/chères collègues,

 

En préambule – mais cela ne nous étonne plus -, nous remarquons encore une fois que la Bretagne n'est considérée que du point de vue administratif, sur 4 départements, alors même que deux des sports « phares » de la Région que sont le cyclisme et la course nautique adoptent dans leurs Tour de Bretagne respectifs un périmètre à 5 départements.

 

Sur le bordereau à proprement dit, nous partageons les objectifs du Conseil régional d'épanouissement de la jeunesse, d'éducation par le sport, de vivre ensemble et de prévention dans le domaine de la santé... La Bretagne est une région sportive notamment grâce à son tissu associatif très riche, mais aussi sans doute à son histoire. Néanmoins, du fait des normes de plus en plus drastiques, les clubs sont obligés, pour briller un tant soi peu, de s'équiper, d'investir, bref de se professionnaliser. C'est ce défi auquel tente de répondre le Conseil régional. Sur cette question plusieurs éléments de questionnement. Le premier concerne la différence qui existe entre le financement d'équipement, de plus en plus coûteux pour cause de durcissement des réglementations (pas toujours fixées par la loi d'ailleurs, mais parfois par des ligues internationales pour les stades de football par exemple), et l'encadrement qui peine à se professionnaliser. Alors que les collectivités parlent de « création d'emplois » par le sport, l'encadrement et l'organisation des événements reste majoritairement bénévole. Nous le disions déjà en 2006 dans cet hémicycle. Or, il est évident qu'un jeune sportif a plus à cœur de participer aux épreuves plutôt qu'à d'interminables réunions de bureaux, indispensables, mais loin de ses préoccupations premières.

 

Notre institution doit savoir distinguer le sport loisir du sport de haut niveau. Les besoins ne sont pas les mêmes et les bretons, jeunes ou moins jeunes, n'attendent pas tous la même chose d'un club sportif. La « performance » n'est pas dans le schéma intellectuel de tous les licenciés et parfois « compétition » est difficilement compatible avec « épanouissement ». C'est la raison pour laquelle nous approuvons la valorisation des sports de plein air. Il suffit parfois de peu pour réaliser des événements populaires très réussis comme ce fut le cas pour la Redadeg, course en relais en faveur de la langue bretonne, lors des deux dernières éditions en 2008 et 2010. Par ailleurs, il faudra veiller à ne pas monopoliser les fonds vers les sports professionnels les plus coûteux. La Région doit aussi avoir à cœur de mettre en valeur des sports émergents moins connus: pratiques urbaines, sports celtiques (gouren, football gaélique...), et d'agir en faveur de la place des femmes dans le sport, comme cela a été fortement souligné au CESER.

 

Concernant les grands équipements (partie importante du budget), la Région doit veiller à un réel aménagement de son territoire y compris en accompagnant les projets dans les territoires qui ne sont pas dans l'aire d'une grande ville. Par ailleurs, ayons toujours à l'esprit d'être exemplaires et pensons bien évidemment à rendre la signalétique de ces nouveaux équipements bilingues. Nous comptons sur la vice-présidente aux langues de Bretagne pour y veiller!

 

 

Malgré toutes ces remarques dont nous espérons la prise en compte, nous voterons « pour » ce bordereau.

 

Je vous remercie.

Publié dans Culture et Sport

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