Mona Bras

Mona.JPGNée le 8 juillet 1956 à Pabu, lieu géographique où se situe l'hôpital public de Guingamp, petite fille de paysans trégorrois et fille d'un père "parisianné" issu de l'émigration bretonne. Son père était officier dans l'armée française après avoir fait ses débuts dans la résistance : le réseau "Julien" de Seine-et-Oise dans lequel il entrait jeune et de bonne heure (comprenez avant 1943!). Sa mère, six mois après sa naissance, quittait la Bretagne pour le continent africain où Mona et elle rejoignirent son père à Bamako, à l'époque colonie française, pour une durée de deux ans. Bamako où naîtra la petite soeur de Mona, Marie-Madeleine.

Aînée de sept enfants, Mona est la seule à avoir pris la décision d'apprendre le breton dès qu'elle l'a pu : c'était au lycée Pavie de Guingamp. Son premier professeur était Yvon Abiven qui enseignait l'économie au lycée à cette époque. Elle fait partie de la "génération-frustration" : elle trouvait curieux et difficile de vivre dans un environnement bretonnant dont elle se sentait exclue. La question pour elle était : "mais pourquoi donc ne veulent-ils pas lui parler breton ?". "Ils", c'était ses parents, ses grands-parents maternels et la famille maternelle, les voisins et habitants de Plounévez-Moëdec et des communes alentours puisque toute la vie sociale s'y vivait en breton sauf à l'école et à l'église.

La scolarité de Mona débutée à l'école primaire publique de Plounévez-Moëdec, la mènera au lycée Pavie de Guingamp après les années collège à Belle-Isle-en Terre, puis sur les bancs de la faculté de droit à Rennes qu'elle quitte en 1975 pour se marier alors qu'elle venait d'avoir 19 ans.

Bilan du bac + 20 ans de mariage : quatre enfants (Aziliz, Morwenna, Konogan et Arzhela). Vingt années pendant lesquelles Mona a milité à l'UDB, dans le monde culturel breton notamment en fondant avec quelques autres familles, l'école Diwan de Guingamp, et dans le monde associatif écologiste... Elle fait partie de ceux qui peuvent dire : "Plogoff ? j'y étais !"  sauf que, d'après elle, ça lui donne un air "d'ancien combattant"!

Mona divorce à 40 ans et quitte le commerce, la petite bourgeoisie, la maison particulière et la Volvo pour l'aide à domicile, les smicards, l'appartement HLM et le vélo... Belle expérience qui va durer 10 ans pendant lesquels Mona va créer une section syndicale dans l'association qui l'emploie, créer un syndicat départemental CGT des personnels du maintien à domicile, se lancer d'une façon autonome en politique à l'occasion des municipales de 2001 à Guingamp où la liste autonomiste, écologiste et de gauche qu'elle mène fera 15%, reprendre des études de psychologie par correspondance à Rennes 2, passer un diplôme de bio-énergéticienne, engager des études de somatothérapie au gré de ses disponibilités, etc... et plus personnellement, Mona découvrit pendant ces dix années là, et par trois fois, le plaisir et la joie d'être la grand-mère de : Enora, de Neven-Artus et de Matahi.

Mona est fière d'avoir fait partie de l'équipe qui renversa la droite au pouvoir au Conseil régional de Bretagne et qui fit basculer celui ci à gauche pour la première fois de son histoire. Et tout aussi historique, d'être l'une des premières élues autonomistes à siéger dans un Conseil régional.


Localement, un troisième mandat se traduit par un poste d'adjointe à l'identité et au patrimoine qu'elle tenu à définir de la façon suivante : identité comme patrimoine culturel et immatériel ; patrimoine comme patrimoine bâti ancien et contemporain et comme patrimoine naturel soit la biodiversité. Donc très loin de définitions identitaires exclusive à la Brice Heurtefeux !

Au sein de l' UDB, les militants l'ont désignée comme porte-parole du parti au congrès de Quimper en novembre 2006 ; faisant de sa personne la première femme à occuper ces fonctions dans l' UDB.


Dans un contexte de changement d'ère, de mutations profondes, de bouleversements climatiques, économiques, écologiques, sociaux, humains, l'UDB est une force de proposition pour un monde plus juste, plus équilibré, plus humain. Nous avons notre pierre à apporter à la construction du monde de demain. Car demain, c'est déjà aujourd'hui.